lundi 16 avril 2007

BULLETIN DE NOTES








Il ressort du dépouillement des notes le classement suivant, dans l'ordre croissant des notes :


10ème ex-aequo
: Mister Boomerang, alias Casseroles and Co 4/20

10ème ex-aequo : Homo Eructus 4/20

10ème ex-aequo : Sine Nobilitas 4/20

8ème ex-aequo : Docteur Médiocre 5/20

8ème ex-aequo : La Grognasse 5/20

6ème ex-aequo : Robota 7/20

6ème ex-aequo : Tante Emma Laden 7/20

4ème
ex-aequo : Mam'zelle Nunuche 8/20

4ème ex-aequo : Hibernatus 8/20

3ème : Scrongneugneu 10/20


et les deux gagnants sont :


2ème : Tartarin Junior 12/20

1ère : Mademoiselle Zéro Défaut 18/20


En clair, selon mon classement, ce sont Frédéric Nihous et Ségolène Royal qui devraient s'affronter au second tour de la présidentielle.



Ce classement appelle quelques commentaires circonstanciés.

Mon approche de la campagne électorale m'a permis d'élaborer un essai de typologie des candidats : outre certaines personnalités isolées, on peut distinguer, selon moi, deux groupes particulièrement intéressants : le groupe constituant ce que j'appellerais la Fédération sectaire du Tout à l'Ego, d'une part, et le groupe représentatif du naufrage du Titanic, d'autre part.




La gagnante :



Bien évidemment, si les Français avaient la bonne idée de lire mon blog, je suis convaincu que l'immense majorité d'entre eux se rendraient à mes conclusions, et éliraient Ségolène Royal présidente de la République dès le premier tour, dès lors qu'elle n'a pas eu d'adversaire à sa mesure.

J'ai lu, ici ou là, que ses propositions n'ont pas vraiment pesé sur la campagne, et que c'est Nicolas Sarkozy qui a donné le "la" ! Balivernes que voilà !

Prenez la fameuse question de l'identité nationale : l'affaire date du 8 mars 2007, lors d'une émission sur France 2, qui lui est consacrée. Il y a bien eu un peu de murmures, mais l'affaire s'éteint rapidement, à la suite de la publication, par le Figaro, d'un sondage, selon lequel "une majorité de Français" approuveraient l'idée d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale".

Et c'est là qu'intervient le fameux meeting de Ségolène Royal à Marseille, lequel meeting va relancer le débat ! Il suffit de regarder les dates !

















La proposition d'un ministère gnagnagna, par Sarkozy, date du 8 mars, mais c'est Ségolène Royal qui va faire exploser un débat que Le Figaro avait espéré enterrer, à coups de sondage !






Comme on peut le voir, le débat sur l'idée de "nation" ne rebondit qu'après que Ségolène Royal a mis les pieds dans le plat, en refusant d'abandonner le drapeau et la Marseillaise à la droite dure.

Car ce qui a caractérisé les deux campagnes de Ségolène Royal c'est qu'elle a toujours été "à l'ouverture", comme on dit chez les joueurs d'échecs : c'est toujours elle qui a donné le LA. Pour preuve, la parution plus que tardive d'ébauches de programmes par ses principaux concurrents de droite, lesquels, on s'en doute, ont pris le temps de bien étudier le Pacte présidentiel...

Bien éplucher son Pacte, tout en buvant ses paroles !

Lu dans Le Monde :







L'art de plagier sans vergogne :

"Jean-Louis (Borloo) et moi on va réformer le service public de l'emploi... C'est du gagnant-gagnant..." Nicolas Sarkozy, le 2 avril 2007.


Voilà comment la formule "gagnant-gagnant", inventée par Ségolène Royal, a été reprise, sans la moindre gêne, par ses principaux concurrents et adversaires !

Le fait est que Ségolène Royal a bien semblé exercer un ascendant psychologique et intellectuel sur à peu près tout le monde, de l'extrême-droite (Le Pen ironisant sur la formule "gagnangnan-gagnangnan", à l'extrême gauche, où l'on a vu Arlette Laguillier faire campagne au nom de valeurs socialistes ["ce que devrait faire une présidence (sic !) vraiment socialiste"], en passant par les interpellations adressées directement à Ségolène Royal, en plein meeting, par Marie-George Buffet, Olivier Besancenot et autre Dominique Voynet, laquelle n'a pas hésité à reprendre, publiquement, comme je le signale par ailleurs, la proposition n°98 du Pacte Présidentiel, concernant les visas à entrées multiples pour certains étrangers.

Autant que je me souvienne, jamais candidat(e) à une campagne présidentielle n'aura nimbé à ce point le paysage politique de son aura !

Dans ces conditions, on comprend que ses adversaires aient beaucoup ramé, ou beaucoup navigué à vue !




A la ramasse



Docteur Médiocre

Son cas se règle en une phrase et demie : un agrégé de lettres incapable de déceler une bourde syntaxique sur un document de 311 mots sur lequel il a apposé sa signature, ça vous décrédibilise n'importe quel démagogue !

François Bayrou s'est révélé égal à lui-même : prétentieux et incompétent, tout juste maintenu en vie par les sondages, auxquels il s'est référé sans arrêt, pour bien montrer qu'en dehors des tableaux de chiffres fournis par les sondologues, il n'existe pas !

Pour mémoire : il est entré dans cette campagne à reculons et sans y croire, ainsi que le prouve ce ridicule premier tract de campagne, dont le contenu tient aisément sur un timbre poste !









Le comble est qu'il va se trouver des gogos, assez naïfs ou assez niais, pour se faire rouler par cet imposteur !





Navigateur à vue


Mister Boomerang, alias l'Agité du Bocal (A.D.B.) aurait donc caracolé en tête des sondages depuis le début de la campagne ! Quoi de plus normal, quand on sait que ce sont ces mêmes sondages qui l'ont imposé comme chef de file de la droite, au prix de l'élimination (toute provisoire) de Dominique de Villepin !

Et comme il est naïf et pas très futé, il est persuadé, sondages à l'appui, qu'il va gagner cette élection, ce qui l'autorise à dire à peu près tout et n'importe quoi.

La vérité est pourtant qu'il a fait une bien calamiteuse campagne, uniquement tournée vers la COM, mais une COM qui aurait des airs de bouteille vide !

En tout cas, on ne compte pas les casseroles qu'il traîne derrière lui, dont on se doute qu'elles finiront bien par le rattraper un jour ! Pour mémoire :


  • avec à peine plus de 2% de logements sociaux à Neuilly-sur-Seine, on peut difficilement prétendre représenter les petites gens !
  • tout le monde se souvient des conditions du départ forcé d'Alain Genestar de Paris-Match : avoir osé afficher en Une du magazine, une photo de l'épouse volage du "héros", en compagnie de son amant ;
  • pour ne rien arranger, voilà que notre "héros" traîne une méchante rumeur de "pétage de plombs" dans les locaux de France 3 !
  • et que dire des calamiteuses statistiques des violences en tous genres, surtout contre les personnes, contre lesquelles Mister Boomerang a tragiquement échoué ;
  • à ce propos, mention spéciale pour la Corse, où l'on a même vu un centre communautaire juif pris pour cible, sans que personne, au gouvernement, ne daigne lever le petit doigt ; on suppose que le ministre de l'Intérieur devait être en vacances !
  • on pourrait aussi parler de ces banlieues interdites à un candidat à la présidence de la République ! Imagine-t-on le chef de l'Etat interdit de séjour dans des villes de France !?
  • parce qu'il n'y a pas que le candidat qui soit interdit de séjour dans certaines banlieues, il y a aussi les policiers et gendarmes, qu'on a vus manifester bruyamment il y a quelque temps, au point que les syndicats majoritaires à la police sont désormais marqués à Gauche !
  • il y a encore le réseau RESF, parents d'élèves, enseignants, associations, jusqu'à des artistes et cinéastes de renom, soit plusieurs centaines de milliers de personnes, dont le vote pourrait faire mordre la poussière à n'importe qui !
  • "Si S... passe, je me casse !" avait dit Yannick Noah. Le fait est que, Jean-Marie Le Pen excepté, on a rarement vu un candidat jouer à ce point les repoussoirs auprès de tranches significatives de la population française ;
  • il y a encore ces casseroles relatives à l'acquisition/vente de tel appartement, à des transactions relatives à la cession à l'Etat de la Salle Pleyel, avec à chaque fois, des gens affublées d'une double casquette, ce qui n'est jamais sans danger, dans un Etat de droit !
  • et que dire de ce produit de marketing, baptisé Ensemble, et censé contenir le (nième) programme du candidat, sauf qu'il est expressément interdit aux candidats d'annexer le drapeau français. Voilà qui devrait, logiquement, conduire à l'invalidation pure et simple de notre expert en COM, dont le moins qu'on puisse dire est qu'il a le génie de s'entourer de larbins, tous incapables de le raisonner ou de lui faire comprendre qu'une connerie, c'est une connerie !






Ah, dans la rubrique "rions un peu", voici une phrase que tous les téléspectateurs ont dû entendre, extraite d'un spot de campagne de notre Mister Boomerang ; il y dit textuellement ceci :

"Si je me présente à l'élection présidentielle... c'est parce que je crois que tous ensemble, tout peut devenir possible."

Vous avez compris ? Non ! Voici la formule qui m'a fait tiquer : "je crois que tous ensemble, tout peut devenir possible."

Disons-le tout net, cette phrase n'a ni queue ni tête ; mais, visiblement, le plus important était de caser quelques slogans de campagne (ensemble + tout devient possible) dans une seule et même phrase, fût-ce au prix d'une incroyable contorsion syntaxique !

J'aimerais rappeler à notre Mister Boomerang que, pour moi, l'identité de la France commence par le respect scrupuleux de la syntaxe du français ! Mais il n'y a pas que moi qui m'intéresse à la prose de notre candidat agité ; lisez donc ce qui suit :






Si vous n'avez pas tout compris, rassurez-vous, moi non plus !




La Fédération sectaire du Tout à l'Ego


Au départ, il était question de fédérer le "non de gauche" à la constitution européenne, et de se ranger sous une bannière commune, derrière un même candidat. Mais les "ego" surdimensionnés de nos "petits candidats" ont ruiné le projet...

Sur le plan politique, Jean-Pierre Chevènement a un C.V. bien plus long que ceux de Marie-George Buffet, José Bové, Olivier Besancenot, et Arlette Laguillier réunis. Et pourtant, lui, son ego, il l'a rapidement mis dans sa poche, pour se mettre au service de la candidature de Ségolène Royal. Le Parti des Radicaux de Gauche n'a pas été en reste, qui a, lui aussi, renoncé à une nouvelle participation de Christiane Taubira, laquelle s'est rapidement rangée, elle aussi, sous la houlette de Ségolène Royal.

Comme on peut le voir, il y a des gens et des mouvements qui savent faire la part des intérêts particuliers et de l'intérêt général. C'est ce qui s'appelle avoir le sens de l'Etat. Chevènement et Taubira ont mis leur ego dans leur poche, ce qui force le respect.

Le problème, avec ces neuneus à l'EGO surdimensionné que sont nos petits candidats, c'est qu'ils n'aient toujours pas compris que le système bonapartiste, importé d'Amérique latine par de Gaulle, est un système foncièrement anti-démocratique, dans la mesure où sa première préoccupation est mettre les petits partis sous la coupe des grands (les deux blocs censés figurer au second tour de la présidentielle), phénomène que l'on ne retrouve pas dans les systèmes strictement parlementaires. C'est ainsi qu'en Allemagne, durant tout le mandat du chancelier Gerhard Schröder, le vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères a été un Vert !

Par leur amour d'eux-mêmes et par leur cynisme de donneurs universels de leçons, nos militants d'extrême-gauche ou altermondialistes, comme ils se nomment, se sont discrédités d'eux-mêmes, et je n'imagine pas qu'il se trouve des électeurs assez couillons pour gaspiller leur bulletin en votant pour un de ces guignols. Je rappelle qu'on a échappé à Clémentine Autain !

Je dois avouer qu'à l'origine, j'avais commencé par donner la moyenne à José Bové, pour la lui retirer finalement, tant son parcours m'a paru illisible et incohérent.

J'imagine qu'après l'élection, et après avoir purgé sa peine, il va se remettre à envahir la propriété d'autrui, dans un numéro de vandalisme qu'il semble affectionner, mais qui ne redore pas son blason.

S'il avait été plus intelligent, José Bové se serait rapproché du Parti socialiste, pour entrer au Parlement, par exemple, préférant la politique de terrain, en qualité de parlementaire, à ce numéro de cirque de deux semaines qu'est le premier tour de l'élection présidentielle. Mais José Bové ne doit pas se croire digne de représenter le peuple au Parlement ; mais alors, dans ces conditions, à part s'offrir un coup de pub narcissique à la télé, qu'est-ce qu'il est venu faire dans cette campagne électorale ?

Quant à Marie-George Buffet, voilà qu'elle n'est plus communiste, mais représentante de la Gauche antilibérale ! Pauvre parti communiste !

On pourrait jeter dans le même sac les Verts de Dominique Voynet, Mam'zelle Nunuche. Parce que, si elle avait été moins nunuche, elle aurait compris, depuis longtemps, qu'il vaut mieux avoir 10, 15, 20 députés verts à l'Assemblée Nationale, que de se donner en spectacle dans ce numéro de strip-tease électoral, pour disparaître de la circulation l'instant d'après. Pour espérer figurer dans un quelconque gouvernement, communistes et verts devront impérativement avoir des députés, et ça, c'est pas gagné !




Le naufrage du Titanic



En France, les élections ont toujours lieu le dimanche. Et le 22 avril 2007, ils seront un certain nombre à aller voter, après avoir fait un crochet par l'église, où ils prieront le bon Dieu, se répandront en génuflexions, clameront haut et fort qu'ils croient en Dieu, le père tout puissant..., qu'ils sont décidés à ouvrir leur coeur à autrui, à aider les pauvres, à se montrer compatissants avec les démunis, à faire preuve de tolérance envers leurs semblables, aimer leur prochain comme eux-mêmes, etc.

Puis, à peine sortis de l'église, ils iront voter pour un partisan de l'expulsion de gosses ers leur pays d'origine, gosses dont le seul crime est d'avoir des parents arrivés en France sans papiers !

Pas question de séparer les enfants de leurs parents, a clamé Le Pen, vite repris en choeur par ses deux principaux concurrents ultranationalistes. En clair, pas question de régulariser ; il faut montrer de la fermeté...

Et nos braves électeurs catholiques sortiront de l'isoloir avec le sentiment du travail bien fait !

Deux mille ans que le christianisme tient la route, contre vents et marées. Pourtant, les effectifs baissent ; il y a de moins en moins prêtres, les séminaires se vident... Le Titanic chrétien n'en finit pas de sombrer, victime de ses propres adeptes.

Le fait est que, lors de la présente campagne électorale, Jean-Marie Le Pen et ses deux alter ego, Philippe de Villiers et Nicolas Sarkozy, tous les trois obnubilés par le même électorat, se réclament mêmes valeurs chrétiennes !

Vous parlez d'un naufrage !

Cela dit, ce qui précède est purement fictif, parce que nombreux sont les Chrétiens de France qui ne se reconnaissent pas du tout dans les rodomontades nationalistes de certains, et qui le disent :




Conclusion provisoire :


Oublions un instant les idées et tendances politiques des uns et des autres, et efforçons-nous d'examiner les choses avec objectivité. Dans ces conditions, force est de reconnaître :

  • qu'un(e) seul(e) candidat(e) bénéficie du soutien officiel de plusieurs formations politiques, signe d'un talent indéniable de diplomate, et c'est Ségolène Royal ;
  • qu'un(e) seul(e) candidat(e) a réussi à réunir autour de lui/d'elle aussi bien des partisans du oui que des partisans du non au referendum constitutionnel européen de 2005, signe d'une capacité indéniable à rassembler, et c'est Ségolène Royal ;
  • qu'un(e) seul(e) candidat(e) a réussi à faire organiser plus de 5000 débats participatifs ayant draîné plus de cinq millions de personnes, signes d'un talent indéniable de manager, et c'est Ségolène Royal ;!
  • qu'un(e) seul(e) des douze candidats préside aux destinées d'une région, soit un ensemble administratif plus étendu qu'un département ; et l'absence de contestation notable de la politique de la présidente de la Région Poitou-Charente augure assez bien de la capacité de Ségolène Royal à passer du Poitou à la France.
  • qu'un(e) seul(e) des douze candidats a fait, il y a quelques mois, un voyage au Proche-Orient, au cours duquel elle a rencontré à peu près tout le monde, du Liban à Israël, sans oublier la Palestine, que bien d'autres auraient zappée ! Ségolène Royal a prouvé, là, sa capacité à ne se laisser manipuler par aucun camp et à conserver une attitude équilibrée dans cette région à l'avenir politique passablement embrouillé.
  • qu'un(e) seul(e) des candidats peut se prévaloir d'une éclatante victoire sur tous ses adversaires, lors de la dernière grande confrontation politique ayant eu lieu en France : les élections régionales de 2004, et c'est Ségolène Royal (ce qui, en passant, cloue le bec à toutes ces poules mouillées que sont les Rocard et autres Kouchner) : pour mémoire, à cette occasion, le Parti socialiste a raflé, en France métropolitaine, vingt régions sur vingt-deux, ne laissant échapper que l'Alsace et la Corse !

En un mot comme en cent, n'importe quel observateur objectif se doit d'admettre qu'un(e) seul(e) des douze candidats dispose des aptitudes et du talent nécessaires pour être présidente de la République : Ségolène Royal...





A suivre...